Bilan du baromètre des villes cyclables 2019

L’édition 2019 du Baromètre des Villes cyclables a connu un succès incroyable et inattendu en réussissant le tour de force d’obtenir plus de 184 000 réponses, qualifiant ainsi 763 villes en France.

C’est un record absolu qui place l’enquête du Baromètre des villes cyclables Parlons vélo comme l’étude participative la plus massive et la plus importante au monde jamais réalisée sur le vélo, dépassant en volume le record du Fahrradklimatest 2018 du Fahrrad Club en Allemagne dont la FUB s’est inspirée pour créer son baromètre.

Vélocité 86 tient à remercier dans la Vienne, toutes les personnes qui ont participé à l’enquête (plus de 1000 réponses), tous les bénévoles, les associations, les collectivités locales et les institutions, qui se sont mobilisés pour faire connaître l’enquête d’une manière ou d’une autre.

S’il nous fallait une dernière confirmation pour penser que le vélo sera un élément fort de la campagne des municipales 2020, le Baromètre nous a définitivement convaincus.

Le premier résultat dévoilé prend la forme d’une carte des points noirs et axes à aménager en priorité, une carte qui doit devenir un véritable outil d’aide à la décision pour les responsables des communes de la Vienne, et surtout des candidates aux municipales 2020 ! Cette carte est accessible sur carto.parlons-velo.fr

Avant la diffusion officielle des résultats du Baromètre lors du Congrès de la FUB début février 2020, Vélocité 86 tient à livrer une première analyse des données déjà publiées.

Une participation en forte hausse

A l’instar de la participation au niveau national, la communauté cycliste de la Vienne s’est fortement exprimée : trois villes figureront dans le classement du baromètre des villes cyclables (Poitiers, Châtellerault et Buxerolles). Vélocité 86 espère pouvoir donner une analyse synthétique pour plusieurs autres villes, si les données des réponses libres le permettent.

Consulter la participation ville par ville dans la Vienne

Une répartition géographique des répondants qui ne se limite pas aux zones urbaines

Si la majorité des réponses se concentre sur les agglomérations de Poitiers et Châtellerault, on observe un nombre de réponses conséquent en zones rurales, non exploitables en tant que telles car très diffuses, mais qu’il ne faut pas négliger (exemples : La Roche-Rigault, La Grimaudière, Lhommaizé, Lizant, Dangé Saint Romain).

Cette tendance est confirmée par la carte des zones à aménager en priorité qui fait apparaître des liaisons rurales dans les environs de Vouillé ou Chauvigny.

C’est un point à travailler par les communes concernées et le Département de la Vienne. Il est plus que jamais d’actualité d’aménager les liaisons entre les centres bourg, et les itinéraires de rabattement vers les transports en commun dans les zones rurales (arrêts de bus, gares).

L’analyse des données cartographiques

Si plusieurs biais d’interprétation existent pour ces résultats (les points noirs totalement évités par les cyclistes peuvent ne pas apparaitre, les indications sont le reflet des trajets des seuls répondants, le nombre de réponses est très disparate d’une commune à une autre, voire d’un secteur à l’autre d’une même ville), ces données n’en demeurent pas moins un outil précieux qui permet de dégager des tendances.

Poitiers

Sans surprise, le principal point noir de la Ville de Poitiers reste l’itinéraire Centre ville => Campus universitaire/CHU avec la rue du faubourg du pont neuf, dont l’aménagement est demandé par plus de 150 participants. Dans son prolongement les deux carrefours avec la rocade des avenues Jacques Cœur et du recteur Pineau regroupent 30 signalements de points noirs. La rue Jean Jaurès apparait également comme un axe à aménager.

Les autres axes notables en matière de points noirs sont la porte de Paris, le viaduc Léon Blum (très fréquenté par les cyclistes, victime probable de son succès, mais aussi du manque de clarté dans la définition des espaces de circulation et des trajectoires d’entrée et de sortie) et l’ensemble du boulevard circulaire (coïncidence ? on retrouve un nombre important de signalements sur le boulevard François Albert, à l’endroit même où la bande cyclable sur chaussée vient d’être supprimée avant d’être rétablie à la va-vite sur le trottoir).

Concernant les demandes d’aménagements (en dehors de l’axe centre ville => Campus/CHU) , on trouve principalement la rue de la Tranchée ou l’Avenue du 11 novembre.

Dans l’agglomération, ce sont tous les axes pour sortir de Poitiers vers la petite ou la moyenne couronne qui font l’objet des signalements ou des demandes d’aménagements. A noter, une belle mobilisation à Ligugé fait ressortir une demande d’aménagement forte de l’axe Ligugé et Poitiers (20 remontées utilisateurs).

Châtellerault

La participation étant moins massive, les tendances sont moins marquées. L’essentiel des points noirs se situe dans le centre ville de Châtellerault (pont Camille de Hogues, quartier de la gare). On observe que nombre de ronds points de l’agglomération sont signalés comme des points noirs.

Quelques autres axes à aménager : avenue Pierre Abelin, boulevard Victor Hugo, avenue Marcel Foch, avenue du Président Wilson, Avenue de Kaya, route de Nonnes.

Comme à Poitiers, on retrouve la demande pour aménager les axes vers la couronne extérieure de l’agglomération.

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